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Articles récents

THE SLITS. BF. 09-26

2 Septembre 2026

Imagine ! On t’arrête, là, n’importe où, comme ça ! Dans la rue, dans un bar, en soirée, à la caisse du supermarché, pour l’enregistrement d’un album !  T’as la « gueule » ! Quelques essais, puis on te demande de faire tes preuves. Tenir la scène en leader ! On a maté tes formes. Yes ! T’as un truc à la Poison Yvy. Bon, si t’as pas la mèche, on te filera perruque glamour, rigide vénéneux, hyperbolique bourrée d’oiseaux à la Nina, ou une coiffe corbeau, noir fétichiste Tura Satana ! Tu joues de quoi ? Basse, guitare, clavier…..  Tu choisis ? C’est pas un groupe de mecs à la Brian !  Sophistiqué, grand luxe, à la Jones ou Ferry ! Non, des déjantés plutôt punks hardcore à la Dead Kennedys.  Il te faut une énergie pure, un tempo très rapide, un jeu de guitare instinctif, de la provoc’ ; une bonne brutalité scénique pour dénoncer l’autorité, le capitalisme et toute politique  répressive…. « Fresh Fruit for Rotting Vegetables ! » Tu dis oui ?  Qui ?

 

Viv Albertine, Ari Up, Palmolive ou Tessa Pollitt : « Ping Pong Affair !!!! » L’une des quatre meufs coup de poing ! Le hold-up viscéral. Dub-reggae et cris de sioux. « I want to satisfy this empty feeling ». Des amazones dénudées, couvertes de boue. « Spend, spend, spend ! » ; ni produits, ni marchandises, avec l’exigence d’un contrôle total sur leur image pour leur label Island Recors ! Cut ! Il fallait le faire à l’époque ! Se battre avec un jeu sec, squelettique et minimaliste pour s’affirmer sous un rythme élastique dans un line-up d’alpha mecs ! Clash, Sex Pistols ….. Non, The Slits ! Avec elles, c’était plus « No future ! » ! Mais « Not this future ». Ari Up, 1976 ! Tu peux pas l’oublier. Quatorze, quinze ans, poignardée deux fois,  en pleine rue ! « Here’s a slit for you! », et qui garda sur scène ses fringues ensanglantées par l’agresseur. Ni même sa mère Nora Forster, pilote automobile de jeunesse, l’amie de Chris Spedding, Jimi Hendrix, épouse de John Lydon. Tu te sens cap’ toi, d’amorcer brut dans cette enclave fermée de la musique, d’y refuser tout contrôle sur tes riffs assassins ? Ce que l’industrie à exigé d' Elvis ou de Robert Johnson le premier à inaugurer le club des 27 ! Aujourd’hui, beaucoup sont parvenues par leur guerilla sonore à repousser le cyclone qui ravagera le lieu de leurs mémoires.

The Slits luttèrent jusqu’au bout pour devenir le « premier groupe au monde ». Et c’est pourquoi je te les présente en numéro un .

 

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BF-23_05_2026

26 Mai 2026

Car, la caméra tourne maintenant. La chaleur blanche de l’Eurolite THA-250F m’écrase comme un projecteur médical. Je retiens mon phrasé. Je plonge au vif de l’imperméabilité syntaxique qui m’est confiée.  Pour la bague de variation qui m’enregistre, je lâche les signalements d’une Androïde, sous control. Pour l’écran, j’articule à la cadence d’une créature animée, les dissonances du récit.  Close-up sur mes lèvres. Je suis la Doulos des préjudices. L’indic des feintes du refoulé.  Silence. Moteur. Ça tourne . Et j’enfonce mes pieds dans le plus grand secret de mes adolescences. Là, où j’ai caché le fils d’un roi et d'une Amazone.

 

C’est une tragédie oui. Et là, je te perds, lecteur, c’est pour te confier à combien de distances je me trouvais de ce qu’est la vraie vie, et son illustration au cinéma.

Aujourd’hui, on t’invite au cimetière des linceuls. On te fabrique des machines à enregistrer la survivance d’un mort. On découpe ton corps de maladies nouvelles, électroniques ou rituelles. Tu te retrouves abimé dans une introspection de planches anatomiques, balancé en morceaux dans des incursions qui t’affolent, tout comme moi, ici, dans ce que je relate, victime des assauts ambitieux d’un pitre admirateur d’Artaud. Pas piètre, non, je t'ai choisi le mot ! Mais un pitre en proie aux sifflements psychotropes des Erynnies.

Et je coule, je grimace dans l’agonie de mon coeur expulsé de ma congestion d'organes.

"Et on se sent flagellé par une bouffée de nuit, par un souffle monté des caveaux d'une humanité abolie et qui viendrait montrer sa face ici, une face peinte, une figure ricanante et sans merci."

Antonin Artaud. "Tutuguri."C’est une tragédie oui. Et si là, je te perds, lecteur, c’est pour te confier à combien de distances je me trouvais de ce qu’est la vraie vie, et son illustration au cinéma.

 

Le temps manque. Il faut en finir.  La bobine 35 mm NB argentique n’a plus que peu de mètres en magasin. J’entends autour de moi, qu’on pose questions, qu’on joue des regards. Qu’on tente de repérer un soupirail donnant jour sur la cave. Rien. Aucun projectile ne peut m’atteindre en suivant tout continuum logique. Alors, on a idée de recourir au subterfuge. Pas de faucille ni de marteau à la Red is Dead, mais une substance non collectiviste, extraite des lianes d’Amazonie, qui s’enrobe, se dresse, se contorsionne à la perche du preneur de son.

C’est une seringue, une pointe hypodermique avec son faciès nanardesque. Un strip de BD. C’est l’outil clinique. L’équipage défensif de la mère. Les crispations obsessionnelles de caoutchouc, de latex, de plantes alimentaires et de gibiers vont orchestrer l’échaffaud-prothèse, le Constructor Dety familial. Depuis cette arène atomisée de savane, je bascule dans une imagerie d’ancien colonialiste, nostalgique d’un Rebatet ou de Brasillach. Quatorze fractures au nez, à Vichy. Les planches dessinées d’Alberto Breccia viennent circonscrire un bassin du Congo. Des yeux reptiliens s’extraient d’une scénographie morbide, à des lieux de Paul Hogan et de « Crocodile Dundee ». L’eau des grands lacs n’est pas à portée de mes lèvres. Cette eau, sans laquelle les capacités à survivre des nouveaux-nés n’existeraient pas.  Depuis les fragments de mes traits interchangeables de starlette organique, il me faut illustrer la ligne juste, prendre le contrepied, de ce qu’attendrait un cinéma conventionnel. Avec un réalisateur qui ne cesse de s’agiter dans son cliquetis de ferraille, clouée dans cette attraction qui incline entre cirque, affichisme et théâtre des variétés, j’exprime de mes lèvres sèches, l’angle couvert de sang, cadrées au plus près, les tumeurs virtuelles, les signes internes, mis en variation et en alternance, la typologie des images en boucle de ce que je vis.

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BF 05-2026

22 Mai 2026

Soudainement isolée, contrainte à l’immobilité par le décamètre et les marques au sol, les yeux clos sur une contracture must die, je m’échappe. Une bouffée d’air, et je décampe dans mon rôle d’interprétante. Sous les lacets de mon corset,  il me faut contrôler mon diaphragme et dissimuler les contractions de cette love affair’ oblique. Animaux à plumes, petits poussins, nouveaux venus batraciens, s’accrochent aux fluides liquoreux, sous mes paupières. C’est un long monologue que je lance comme un appel à la bonnette. Car la caméra tourne maintenant. Sous la chaleur blanche de lEurolite THA-250F, qui s’allume comme un projecteur médical, je retiens mon phrasé. Je plonge au vif de l’imperméabilité syntaxique qui m’est confiée.  Pour la bague de variation qui m’enregistre, je pousse un signal de détresse corporel.  J’articule pour l’écran, à la cadence qui nécessite de révéler les incohérences du sens.  Close-up sur mes lèvres.  Combien vont les percevoir, ces intentions dissimulées dans un jeu de massacre ? Personne. Ce sera classé expérimental. Et c’est pourtant ce qui s’est passé. Silence. Moteur. Ça tourne . Et j’enfonce mes pieds dans le plus grand secret de mon adolescence. Là, où j’ai caché le fils d’un roi et d'une Amazone.

C’est une tragédie oui. Et si là, je te perds, lecteur, si je balance autant de précisions techniques, c’est pour te confier à combien de distances je me trouvais de ce qu’est la vraie vie et son illustration au cinéma.

Aujourd’hui, on t’invite au cimetière des linceuls. On te fabrique des machines à enregistrer la survivance d’un mort. On découpe ton corps de maladies nouvelles, électroniques ou rituelles. Tu te retrouves abimé dans une introspection de planches anatomiques, balancé en morceaux dans des incursions qui t’affolent, tout comme moi , ici, dans ce que je relate, victime des assauts ambitieux d’un mauvais admirateur d’Antonin Artaud, qui a mal abusé des sifflements psychotropes des Erynnies. 

Et je coule, je grimace dans l’agonie d’un coeur sans organes.

 

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BF- 05.26- WIP

4 Mai 2026

" Nous sommes en 1981, sur les traces de Thierry Agullo mort tout récemment dans un accident de voiture, sur la folle route de Bordeaux.
Désormais, l’inédit, l’expérimental émettent leurs ondes concentriques tout près du futur projet de l’opéra Bastille.
Les cristaux d'halogénure d'argent vont suppléer au nitrate de mercure étendu d'une forte proportion d'eau. D’eau, je ne me souviens plus en avoir bu, ce matin-là.
#poésieisnotdead
#jacquesdonguy #sarahcassenti #jeanfrançoisbory #guillaumeloizillon #laurentmercier #etiennebrunet #jeanpierrebalpe #philippecastellin #tiborpapp #celebritycafé

« Le Beau n’existe pas ».
« Objectif ou Subjectif ».
Pour l’instant, les Keupons n’en ont rien à cirer de ce decoding existentiel,
« L’Art me fatigue »,
persuadés que leurs fresques murales dans les squatts et leurs tags dans les couloirs du métro vont ravaler le Ben, exposé, ce mois-ci, dans cette galerie. Il a même repeint une grande table de ping-pong de noir et traçages blancs. Les raquettes, des mots blanc sur noir.

À l’époque, les crêtés n’ont pas encore entendu parler de Marty Suprême. Ils se bornent à crever les ballons et toutes installations d’art non identifiées. Pour l’heure, en attendant entre le prises, ils jouent au rdc, au milan de la galerie, avec la Nittaku du tennis de table, playing drums entre néolithique et admirateur de Malevich.

Je suis placée, au sous-sol, dans un commissariat fictif reconstitué pour ce jour, en décor dans cette cave, et l’on essaie de me faire parler, mais tout est urgemment minuté.

Et je me replonge au vif de mon déchaînement syntaxique, je pousse dans l’hyperbase, en contrepied d’un cinéma conventionnel, à l’épreuve de la machine de montage des gravités, clouée par une attraction qui incline entre le cirque, l’affichisme et le théâtre des variétés.

BF-05-2026. WIP 

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BF_O4_26 In progress

29 Avril 2026

Des stores coupent la lumière provenant du trottoir de la Butte aux Cailles. Le bureau est exigu, un désordre permanent, sale, puant le cigare Juan Lopez Chiado qui trouble le chantier. Le chantier, c’est moi.
Je suis le sujet d’analyse d’un supporter de l’ASM Clermont Auvergne, qui, pour l’heure, reboulonne, chaque nuit, les vis de la Tour Eiffel, d’un comédien de Zulawski qui deviendra très prochainement le père du futur petit-fils des Saintes Chéries, d’un réalisateur scénariste qui vient d’obtenir un financement du CNC et d’un producteur graisseux en flux tendu entre deux films. Il a besoin de la somme et je le fais transpirer.
En retrait, se tient muet, le chef des lumières.
En face, de l’autre côté de la rue, loge un mec qui part tous les matins en bottes de pluie et sceau à la main, déglingué comme un fantôme. Il part nourrir les bêtes sauvages encagées au zoo de Vincennes.
Je suis le fantôme.
Le meneur à la bourse, le pauvre grelot pognon, qui semble avoir à convaincre le cercle des bêtes, a balancé ma photo sur la table.

« - Je te mets au défi de me trouver une nana pareille ! »

« - Rien à faire ! C’est ta femme ou ton film ! »

lui cloue le cigare en furie.

L’escaladeur ballon ovale, le comédien réduit après parenté à un simple inséminateur, ne sourcillent pas. Le cinquième, dans l’ombre, s’unit au cercle de la tournante pour couper la focale et refermer le couvercle du bocal sur l’embryon.
________________________

J’entends des ouvertures musicales, quatre notes de basse,
un son de grosse-caisse en réverb’, des rythmes, dans le silence,
qui s’accélèrent, s’accélèrent !
Un riff de guitare pour surgir d’un coup !
Vlam !

« Si vous voulez faire du cinéma, faut pas vous habiller comme ça ! »

Je porte un manteau noir Yamamoto piqué de doubles poches, un sac à dos en daim est intégré. C’est ma tente de survie ! J’en adore tous les zips et les doubles clips ! Je le déchirerai en sautant par dessus la grille du métro, en suivant le galopeur des lilas !
C’est l’agent du futur 37°2 qui me parle comme ça, interrompu de sa réunion, pour me rencontrer !

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BF-03-26

10 Mars 2026

 

L’important dans la vie c’est de bien coucher ! « Bien » ?! Je pose la question. Une personne genrée de « bien » ? Ou une ou un asexuel sans « bien » ? Morissey des Smiths l’est-il ? « Pas tant que ça » nous répondent les tabloïds. Par contre, au passage, quand tu googles aujourd’hui, - oui ça se conjugue le truc ! des bouffons, bouffonnes à l’air particulièrement cons, mal coiffés, mal lavés, heureusement sans zaleine ! Attirants comme des types transformeurs génératifs du coin de la rue, c’est légion ! Tout le monde a quelque chose à t’apprendre ! De comment changer le ruban de ton imprimante, monter un film de vacances, déboucher ta baignoire ou te faire un lavage vaginal ! « L’écran appartient à tout le monde ! » me direz vous ! Oh t’es belle, sur ta photo fb, on dirait une star, sur ta photo fb, vous avez de la culture, sur ta photo fb…. Insta…. tu couches ? Donc, légions de genrés que tu ne connais pas et qui ne t’intéressent pas, qui ont décidé de devenir influenceurs, ça veut dire éducateurs de chaque moment de ta vie ! Et des promos qu’ils pleurent ! Qu’ils s’encroutent en l’Arabie. Moi je dis, je savais même pas qu’ils habitaient là-bas ! En tout cas, je peux vous assurer que je préférais de loin quand c’était Bowie ou Iggy ou Brian qui me donnait envie de m’acheter un blouson ou des pompes ! Ma copine c’était les Mitsouko ! Facile, fallait seulement aller à la boutique JPG et ça je peux vous dire que j’y traînais !

J’épelle les multiples consonnes qui nous révèlent à notre society identity. A, Q, T, G, … voyelles que j’aime vos lueurs lointaines ! Je suis paumée. Chaque fois que je me suis trouvée à faire des barres parallèles avec un mec, aussi con que Janet Frame, - moi je veux dire-, j’ai pensé que j’allais y trouver des effets littératures. Mais les demandes se limitaient toujours à la même : « Ecarte et ouvre ton Q. » Le pire fut quand le mec me demanda d’accepter qu’il se dépose en moi ! Quoi !? « Allez pousse, donne à maman, emplis ta couche mon bébé, faut pas garder tout ça ! Ça va te faire du mauvais sang ! » Ouf toujours non « vertueux », mais « virtuel » ! Sa meuf le délaissait et s’occupait de faire adopter des petits lapins !

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9 Mars 2026

Des fumées miroitantes dans l’orbe colorié jettent au centre d’effets lenticulaires, une présence en mouvement. La chair déballée s’organise autour d’une grimace lippue, d’une expression contrefaite, d’un tic insistant, pour déclencher les débordements d’un espace limité. Le bâillement des hanches impose ses contractions pour heurter, déchirer la vitre qui les sépare du sensible. Des visages fardées, perruqués, contrefaits, des avatars grimés pour désintégrer le visage là-bas, de l’autre côté, en balayage invisible et caché, pour déchaîner les déflagrations émotionnelles de forces somatiques fixées sur les ceintures qui s’agitent. Un spectacle de marionnettes comme un tirage de cartes illustrées. « Fais-moi jouir ! » . La main transgresse dans cette surface trou où la pupille des voyeurs s’exalte dans cet oeil cyclope à la folle exaltation d’une transe intérieure. Diastoles, systoles que les colorations lumineuses et musicales dispensent comme une sarabande machinique effrénée.

Des masques bunkers sur des zones frottées, éraflées, griffées. 

D’entrée, dès le premiers pas, sur la dalle carrelée, noir, blanc, comme un jeu de damiers, et « que va t-on jouer ?! », on croise leurs reflets évadés de cette mêlée névrotique. Studies for ?!… Flagellés par une bouffée de vie, somnambules d’un souffle monté des caveaux de cette plaie ouverte, qui n’est autre que le pôle visionné de l’entrejambe des femmes, un réseau s’assujettit pour accompagner en torsions, la libération des sexes masculins dépliés dans leurs cabines, en un semblant de puissance reconquise. 

 

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9 Mars 2026

La Blue.

Elle avait posé pour des photos clandés, un avorton humain entre les doigts, sorti d'un bocal usurpé, une nuit, dans les locaux forcés de l'école vétérinaire de Maisons-Alfort ! Elle se foutait partout, à toutes les fêtes et concerts, pour obtenir un rôle ! Y avait pas de quoi s'efforçer ! Quelques années plus tard, elle émouvait la France entière, en se branlant contre l'autre Gland ! Figure nocturne, solitaire, vulgaire ! Éhontée branleuse d'une génération qu'elle n'a pas rencontrée, mais qu'elle continue de singer comme la figure parfaite d'une fille de concierge d'un département de rillettes ! Ah ! Elle s'en est tapé du monde ! Elle a tout fait pour ! La vulgarité marquait ses gênes ! Programmée pute ! Plus qu'à choisir le théâtre où l'exercer ! Et elle l’avait trouvé ! Elle ne s’était pas trompée avec sa gueule édentée. Elle n’avait qu’une obsession se faire refaire le sourire ! Clonedienne, sans talent ! Bonne qu'à pomper le fric, les bites et la tuf !!! Par contre, elle était toujours prête à vous foutre un gnon ! Contagieuse ! Agressive même !! Ouais ! Aussi, elle balança les voiles, pour « Fantôme in Paradise ». C’était toute convenance ! :
 

La Blue :

«  - Yeee ! C’est plus la peine de lui enchaîner une gauche ... maintenant ! Tiens ! L’ont pas loupé ! Uppercute ! ça ! Pas dans la dentelle !... Qu’ils lui ont mis ! Ouille ! Aïïïe ! Mais nous, on a rien entendu ! Tu nous vois qu'on lui en assène un nouveau ! Jab ! Vlan, vlan ! … Parce qu’après celles qui s'en prennent ! Toujours ! Savez bien ! La ! La ! La ! … ! "
Et elle chantait avec sa petite caboche d'enfantine ! .
«  -....... Y a ces grattes turbins ! Dur qu'ça bosse !  Hein ? Chefs service ! Consults qu' se marrent ! Aïe, ah aïe ! Des guilis dans le bide ! Qu'ils ont ! À vie ! Ceux-là ! Et détails minutage ! Hiérarchisation temps ! Soudain ! Pourquoi pas ? Hein, me direz-vous ! Ils veulent rien voir ! Rien morfler ! Ignorer ! Paf ! Paf ! Et que ça faire ! Biftonner ! Passer côté ! Dévier ! Esquiver ! Ou t’écraser ! Pam ! Poum ! Te rouler… d’ssus ! ! Se garer… Quoi ! Aïe !….
Et là, pour le coup, ils l’ont bien garé ! »

Violet :
« - Mais c’est pas un gratte turbin ! C’est un artiste ! »

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BF

9 Décembre 2025

Là, paniquée, dans ce réduit de moins de 20 m2, je me raccroche soudain aux confidences de la truculente Siga D. Je respire. J’adopte Mucalinda. « La plus secrète mémoire du monde », Diegane et les affres charnels de l’écrivain. 

Et les serpents incidemment, présentement, avec une ironie qui n’appartient qu’à eux, me sifflent que depuis des lustres, elle s’était barrée la came littérature. Leurs langues léchent sur mon oreille que plus personne ne sait, malgré ses multiples tentatives de remaniements biographiques, de quel sale coup de rein il est né ! 

Et ces trois-là, ils allaient en faire quoi avec leurs mudras des doigts ? 

Peut-être que la dernière universitaire, qui venait de mouiller pour lui, des mois durant, afin de lui retracer un profil de poète Aéro Futuriste,   et de se casser le nez en rave dubstep sur son incommunicabilité, peut-être, qu’elle oui ! pourrait nous le dire de son galimatias ficelé ?

C’est l’heure de conduire ta formule 1, Regazzo de rocade ! Mégalo du volant ! Le crâneur aux quatre drachmes ! Articoli de cancelleria ! Sur papier que sur papier !  

Voilà, qu’après l’arc ! Les flèches ! Il nous jouait le piratage Marinetti ! Le bolide suicide à injection ! 

Et l’autrice sur selfie,  pantalon sale en réseaux,  de s’exclamer : 

«  Je me suis tachée !! » 

De qui ? De lui ?

De Genet, non pas ! « Chicken pee »

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BF. 2025.

3 Décembre 2025

Imagine ! On t’ arrête, là, n’importe où, comme ça ! dans la rue, un bar, en soirée, à la caisse du supermarché, pour un biopic, un remake ! T’as la « gueule » ! Quel rôle tu choisirais ?
« Como te llamas ?
- Antonio Montana ? Et toi ? »
Pacino o Mike Vronsky ?
« ….three, three, I want three ! »
Ça déchire ! Christopher Walken ! Qu’il danse ! Russian Roulet !
La soyeuse Linda ? Tu t’y vois ? En tournée vers l’enfer ? Game ! « La maîtresse du Lieutenant français », aux manettes d’Harold Pinter, sur embruns et cape noire ! Bam ! Plouf ! Dans l’argentique de la rivière Kwaï. Flottaisons de bambous, gifles authentiques, mitraillettes apocalyptiques, et pas doublées perform one’s own stunts !
(....)
Moi, sûr, je choisis Hug Glass. J’aime la neige. Et même si j’en pince pour Tom Hardy. C’est en moi. Je suis l’ours. Il me faut le vaincre ! Je suis une revenante !
Certaines, plutôt que d’entrer dans la peau d’un cheval, préfèreraient se glisser dans celle de Karen Blixen ! Lala !!! « Out of Africa », pour se faire shampouiner par Redford ! D’autres bam ! Morphing instantané sur la route de Madison. Pour
« - un café ? «
Allez, je change de disque, j’envoie la Cavatina de Stanley Myers et je pose la question :
« Pourquoi m’avoir refilé le mien ?! »
J’entends des ouvertures musicales, quatre notes de basse,
un son de grosse-caisse en réverb’, des rythmes, dans le silence,
qui s’accélèrent, s’accélèrent !
Un riff de guitare pour surgir d’un coup !
Vlam !
« Si vous voulez faire du cinéma, faut pas vous habiller comme ça ! »
Je porte un manteau noir Yamamoto piqué de doubles poches, un sac à dos en daim est intégré. C’est ma tente de survie ! J’en adore tous les zips et les doubles clips ! Je le déchirerai en sautant par dessus la grille du métro, en suivant le galopeur des lilas !
C’est l’agent du futur 37°2 qui me parle comme ça, interrompu de sa réunion, pour me rencontrer !
« Revenez demain. C’est trop tard, dommage, Carmen est bouclé. Mais je peux vous faire travailler ! Jean T-shirt, ok !??? »
En poussant la porte, j’entends « Doillon… ». Je ne veux pas me déshabiller.
 
BF. 2025.
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